Qui sommes-nous?
Petit historique de la commune de Ruiz de Montoya
La province de Misiones est un territoire d’environ la moitié de la surface de la Suisse. En forme de corne entre le Rio Parana et le Rio Uruguay, elle se trouve au nord-est de l’Argentine et fait frontière avec le Brésil et le Paraguay. Elle s’étend sur 300 km au nord depuis les fameuses chutes d’Iguazu jusqu’à son chef lieu, au sud, Posadas.
A peu près à mi-distance entre ces deux points extrêmes, se situe la commune de RUIZ DE MONTOYA. Ville qui a pris le nom d’un père jésuite actif dans l’évangélisation de cette partie de l’Amérique latine. Cette grande commune de plusieurs milliers d’hectares compte aujourd’hui environ 4500 habitants.
Sa fondation date de l’entre deux guerres. Dans les années trente, lorsque l’Europe connaissait la grande crise économique et le chômage, de nombreux émigrants ont rejoint l’Amérique du Sud. A Ruiz de Montoya, ce sont surtout des Suisses, puis quelques Allemands, Autrichiens et Italiens qui s’y sont établis.
Les tout premiers colons, en 1936, ont pu acheter par l’intermédiaire de la légation suisse, des parcelles de forêt vierge à défricher.
Ils avaient pour noms : Zimmermann
, Buri, Minder, Studer, Ruckstuhl, Ménétrey, etc…Pour démarrer et s’expatrier, certains bénéficiaient même d’une aide du gouvernement suisse. Ils ont commencé par couper les arbres, construire une scierie dont les pièces avaient été importées d’Europe, puis ils ses sont mis à cultiver la terre et élever du bétail.
Actuellement les principales ressources proviennent de l’agriculture et ses produits : viande bovine, thé, yerba maté, maïs et un peu de céréales et de tabac. La seule usine est une entreprise de transformation et de conditionnnement de thé et de maté. C’est une coopérative très active qui réussit à exporter une partie de sa production biologique particulièrement en Suisse, Allemagne et Autriche. Le responsable pour l’Europe s’appelle Kurt Steiner, domicilié à Kôniz.
Très vite, au début des années cinquante, un Club Suisse s’est créé. Tous les bénévoles dynamiques et dévoués construisent alors avec enthousiasme un local communautaire où se retrouveront désormais régulièrement les compatriotes helvétiques. Par leur volonté persévérante, leur ténacité et leur pugnacité, ils réussissent à convaincre quelques donateurs, surtout des instances religieuses et politiques suisses, de bâtir et de financer au départ une école d’agronomie dans le hameau de Linea Cuchilla.
Un geste de la Confédération qui s’est avéré payant. Actuellement la qualité de l’enseignement dispensé bénéficie d’une excellente renommée et jouit d’une grande notoriété reconnue très très loin. Les étudiants qui obtiennent leur diplôme sont assurés de trouver des débouchés et des perspectives d’avenir intéressantes.
Cet institut est divisé en deux sections, soit :
- L’école secondaire (12 à 18 ans) qui en plus des connaissances scolaires basiques oblige les élèves à suivre des cours pratiques en électricité, menuiserie, ferronnerie et en électronique. Avec ce bagage de formation polyvalente, ils reçoivent un certificat de degré professionnel leur permettant d’accéder aux études des niveaux techniques supérieurs et universitaires.
L’école spécialisée d’agronomie (dès 16 ans) touche à tous les domaines d’exploitation agricole (cultures et bétail). - Sa réputation traverse même l’Atlantique. En effet, les ingénieurs agronomes européens, surtout les suisses qui désirent parfaire et compléter leurs connaissances en climatologie et cultures subtropicales, fréquentent pendant plusieurs mois cet institut unique en Amérique du Sud.
Pour clore cette présentation historique très succincte et sommaire de Ruiz de Montoya, nous pouvons mentionner que le consul honoraire de Suisse y a élu domicile et que l’actuel maire est un Segundo allemand avec le patronyme de Vogel.
Avenches, le 29 juin 2007
